Uncertain future for bluefin tuna as scientists and managers meet to discuss state of world’s most valuable fish | Ecology Action Centre

Uncertain future for bluefin tuna as scientists and managers meet to discuss state of world’s most valuable fish

 

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June 26, 2013

TunaMontreal, QC_ Scientists and managers from around the world are gathering this week in Montreal to discuss the precarious state of the world’s most high profile fish: the Atlantic bluefin tuna. At this meeting of the International Commission for the Conservation of Atlantic Tunas (ICCAT), stakeholders will focus on the current state of knowledge about bluefin tuna in the western Atlantic and will signal whether bluefin managers will follow sound science or take a more risky approach that favors short-term economic gain. ICCAT manages highly migratory species in the Atlantic Ocean and Mediterranean.

“Bluefin tuna are among the most sought after fish in the sea, and we know we are not doing enough to understand and protect them,” said Scott Wallace of the David Suzuki Foundation.  “Failing to act in a precautionary manner will continue to put bluefin tuna at risk.”

At last year’s ICCAT meeting, Canada was one of the only countries asking for an increase in catch quota.  Meanwhile, the Canadian government was formally considering whether Atlantic bluefin tuna should be listed as endangered under Canada’s Species at Risk Act (SARA).

Canada has a history of ignoring precautionary scientific advice and its own policies including a decision earlier this month to increase catch quotas of Atlantic cod, despite being well below recovery targets.

“It would appear from Canada’s behaviour that we have not learned our lesson and continue to disregard scientific advice,” said Susana Fuller of the Ecology Action Centre. “With cod, Atlantic Canada is the home of the largest fish stock collapse in the world. Are we now contributing to the collapse of one of the largest fish in the world as well?”

Local abundance in Canada has increased over the last decade, but given the wide range which bluefin tuna occupies, the increase may be a reflection of changing distribution not increasing numbers. According to the Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada, which reviewed Atlantic bluefin tuna status in 2011, the abundance of spawning fish has declined by 69 per cent in less than 45 years, qualifying them for an endangered listing under SARA.

Bluefin have high economic value. A single bluefin tuna is typically worth over ten thousand dollars in Canada.

“A recovered population of Atlantic bluefin tuna would be much more economically viable, yet we seem content to pick away at a depleted stock,” said Fuller.

Decisions on the western Atlantic bluefin quota level and allocations will be made in November this year in Cape Town, South Africa.

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Media contacts:

Scott Wallace, Senior Research Scientist, David Suzuki Foundation, swallace@davidsuzuki.org, 778-558-3984

Susanna Fuller, Marine Conservation Coordinator, Ecology Action Centre, marine@ecologyaction.ca, 902-483-5033

Background info

  • COSEWIC (Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada) is a committee of experts that assesses and designates which wildlife species are in some danger of disappearing from Canada. COSEWIC recommended an Endangered status listing for Atlantic bluefin tuna in their last assessment in May 2011.
  • The Species at Risk Act is a key federal government commitment in Canada to prevent wildlife species from becoming extinct and secure the necessary actions for their recovery. It provides for the legal protection of wildlife species and the conservation of their biological diversity.
  • ICCAT set a quota for western Atlantic tuna in 2012 in line with scientific advice. Canada was allocated a total allowable catch (TAC) of 381.66 tonnes, 21 percent of the total quota for western Atlantic bluefin tuna of 1,750 tonnes. The annual TAC for 2014 will be set in 2013 at ICCAT’s 23rd Regular Meeting.
  • The 23rd Regular Meeting of ICCAT will take placefrom November 18-25 in Cape Town, South Africa.
  • In June 2013, DFO Minister Keith Ashfield allocated an individual quota of 2268 kg for Northern cod, a 33 percent increase compared to 2012. At the same time, DFO scientists estimate that abundance of northern cod is low and might experience serious harm http://www.dfo-mpo.gc.ca/decisions/fm-2013-gp/atl-016-eng.htm.
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Des scientifiques et gestionnaires se réunissent pour aborder l’avenir incertain du thon rouge, poisson le plus recherché au monde

Pour diffusion immédiate
Le 26 juin 2013

Montréal (Québec) — Des scientifiques et des gestionnaires du monde entier se réuniront cette semaine à Montréal pour discuter de l'état précaire du poisson le plus célèbre au monde : le thon rouge de l'Atlantique. Cette réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) a pour objet de faire le point sur l'état actuel des connaissances relatives au thon rouge de l'Atlantique Ouest, et de déterminer si les gestionnaires des pêches du thon rouge s’appuieront sur des principes scientifiques éprouvés ou s’ils adopteront une stratégie risquée qui préconise un gain économique à court terme. La CICTA assure la gestion des stocks d’espèces hautement migratrices dans l'océan Atlantique et la Méditerranée.
« Nous savons que nous n’en faisons pas assez pour comprendre la situation et protéger le thon rouge, qui compte parmi les poissons les plus recherchés des mers », a déclaré Scott Wallace, de la Fondation David Suzuki. « À défaut d’agir dans une optique préventive, le thon rouge demeurera une espèce en péril. »

Lors de la réunion de la CICTA ayant eu lieu l’an dernier, le Canada a été l'un des seuls pays à demander une augmentation des quotas de capture. Pourtant, au même moment, le gouvernement canadien cherchait officiellement à déterminer s’il convenait de répertorier le thon rouge parmi les espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada.

Depuis longtemps, le Canada agit sans tenir compte des avis scientifiques préventifs, en plus d’ignorer ses propres politiques; mentionnons également qu’il a décidé, au début du mois, d'augmenter les quotas de captures de morue de l'Atlantique alors même que les stocks de morue sont largement inférieurs aux objectifs de rétablissement des populations.

« Le comportement du Canada laisse croire que nous n'avons pas appris notre leçon et que nous continuons de passer outre aux conseils scientifiques », a déclaré Susana Fuller, du Centre d’action écologique. « La déplétion des stocks de morue du Canada atlantique constitue le plus grand effondrement des stocks de poissons au monde. Sommes-nous maintenant en train de concourir également à la disparition progressive de l'un des plus grands poissons au monde? »

Le thon rouge s’est fait de plus en plus abondant au Canada durant la dernière décennie, mais compte tenu du large territoire qu’il occupe, il se peut que cette augmentation ne soit attribuable qu’au changement de sa répartition géographique, et non pas à une quelconque augmentation des populations.

Selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, qui a examiné la situation du thon rouge de l’Atlantique en 2011, l'abondance des poissons reproducteurs a diminué de 69 pour cent en moins de 45 ans, ce qui rend cette espèce admissible à faire partie de la liste d’espèces en péril établie en vertu de la LEP.

Le thon rouge présente une grande valeur économique. Généralement, un seul individu vaut plus de dix mille dollars au Canada.
« La reconstitution des stocks de thon rouge augmenterait nettement la viabilité économique de l’espèce, mais nous semblons satisfaits de nous en prendre à un stock sans cesse appauvri », d’ajouter Mme Fuller.
C’est en novembre prochain, au Cap en Afrique du Sud, que seront établis les niveaux des quotas et les allocations de pêche du thon rouge de l'Atlantique.

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Relations avec les médias :

Manon Dubois Crôteau, Directrice des communications, Québec, Fondation David Suzuki
mdubois@davidsuzuki.org, 514-679-0821

Scott Wallace, chercheur scientifique principal, Fondation David Suzuki, swallace@davidsuzuki.org, 778-558-3984

Susanna Fuller, coordonnatrice de la conservation marine, Centre d’action écologique, marine@ecologyaction.ca, 902-483-5033

Renseignements généraux

  • Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est un comité composé de spécialistes qui évalue et désigne les espèces sauvages qui risquent de disparaître du Canada. Dans sa dernière évaluation, en mai 2011, le COSEPAC a recommandé que le thon rouge de l’Atlantique soit désigné comme une espèce en voie de disparition.
  • La Loi sur les espèces en péril est un instrument clé de l’engagement du gouvernement fédéral canadien à empêcher la disparition ou l’extinction des espèces sauvages et d’assurer la prise de mesures nécessaires à leur rétablissement. Elle prévoit la protection légale des espèces sauvages et la conservation de leur diversité biologique.
  • En 2012, CICTA a fixé un quota de thon rouge de l'Atlantique Ouest pleinement conforme aux avis scientifiques. Le Canada s'est vu attribuer un total autorisé des captures (TAC) de 381,66 tonnes, soit 21 pour cent du quota total de thons rouges de l'Atlantique Ouest, qui s’élève à 1 750 tonnes. Le TAC annuel de 2014 sera fixé en 2013, lors de la 23e Assemblée ordinaire du COSEPAC.
  • La 23e Assemblée ordinaire du CICTA aura lieu du 18 au 25 novembre au Cap, en Afrique du Sud.
  • En juin 2013, Keith Ashfield, ministre des Pêches et Océans, a fixé à 2 268 kg le quota individuel de pêche à la morue du Nord, soit une augmentation de 33 pour cent par rapport à 2012. Au même moment, les scientifiques du MPO estiment pourtant que la morue du Nord, dont l’abondance est déjà faible, pourrait connaître un grave déclin (http://www.dfo-mpo.gc.ca/decisions/fm-2013-gp/atl-016-fra.htm)
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